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samedi 22 novembre 2014

On record, quand la musique pénètre l'illusion du réel.




Mixage par Matthieu de La Puce à l'oreille
Matthieu à l’œuvre - droits réservés La B.O.
La bande son d'un film, c'est déjà de créer une unité de temps quand l'image propose une unité d'espace. Il faut créer un équilibre naturel entre la voix des acteurs et leur environnement sonore à l'unisson de l'image.
Lors du tournage, ce qui se voit à l'image peut ne pas avoir été capté par les micro HF ou le son d'ambiance, il faut donc les recréer comme s'ils avaient été captés directement.

La qualité du travail de Matthieu Langlet, membre du collectif La Puce à l'Oreille, est impressionnante, uniquement à l'écoute de la bande son : chaque élément de l'image se retrouve à l'oreille, le moindre battement d'ailes d'oiseau, de changement d'environnement se ressent comme si on avait l'image sous les yeux, comme une pièce radiophonique.

Nathan Symes
Nathan Symes - image Cosmopolite Records®
Mais un film, c'est aussi une bande son, pour cela il faut un compositeur de talent qui vienne apporter une texture sonore au film et relayer un rythme et une dynamique narrative à l'image. Déjà pour Partie de Poker, Espérance Pham Thai Lan et Nathan Symes avaient enrichi leur créations respectives avec la chanson Twist de Chapel Hill.
Cette fois-ci, Nathan est parti de paroles écrites par Espérance pour la chanson "Un joli conte" et en a composé la musique sur les images de "Plus belle sera la chute". Ensuite c'est Matthieu Langlet qui a associé l'ensemble en mixant sa fabuleuse histoire auditive et la musique rythmée de Nathan.

Mais si vous voulez mieux connaître Nathan Symes, il se livre dans une interview lors du Festival Strasbourg Chicago en 2012. Cependant, cette fois-ci, la collaboration pour ce court métrage sera avec Nathan Symes en solo.


On peut désormais dire que Nathan Symes est pour Espérance Pham Thai Lan, ce que Ennio Morricone était pour Sergio Leone : une vraie communion esthétique où chacun garde son univers et révèle celui de l'autre, bref une communion artistique faite pour durer.

 

On record, when the music establishes the illusion of the real itself




Mixage par Matthieu de La Puce à l'oreille
Matthieu at work - All rights reserved La B.O.
The soundtrack of a film is already creating a unit of time when the image has a space unit. We need to create a natural balance between the actors' voices and their sound environment in harmony with the image. During the shooting, what is watched in the image may not have been picked up by the HF microphones or the surround sound, so we must recreate them as if they had been picked up directly.

The quality of Matthieu Langlet's work, who is a member of the collective "La Puce à l'Oreille", is impressive, just by listening to the soundtrack, each element of the image is found in the ear, the slightest flutter of wings of bird, the change of environment feels as if we had the image right in front of our eyes, like a radio play.


Nathan Symes
Nathan Symes - image Cosmopolite Records®
But a film is also a soundtrack, this requires a talented composer who come to make a sound texture to the film and to relay a narrative rhythm and dynamic to the image. Already for "Partie de Poker" (Poker Hand)Espérance Pham Thai Lan and Nathan Symes enriched their respective creations with the song  Twist of Chapel Hill.
This time, Nathan has begun on lyrics written by Espérance for the song "Un joli conte" and composed music of it on the pictures of "Plus belle sera la chute" (The more beautiful they come). Then it's Matthew Langlet who associated the whole by mixing his fabulous hearing history and Nathan's rhythmic music.


But if you want to learn more about Nathan Symes, he confides in an interview during the Festival Strasbourg Chicago in 2012. However, this time, the collaboration for this short is with Nathan Symes a solo.


From now on we can say that Nathan Symes is for Espérance Pham Thai Lan which Ennio Morricone was for Sergio Leone: a real aesthetic communion where each keeps his world and reveals the universe of the other, in brief a true artistic communion made to last.
 

dimanche 16 novembre 2014

News: Sylvain has made his festival



A feature of film and television is that the artist is much more advanced than his audience, while you are talking about a work to come, which Sylvain acted there shortly, appears on the screens or on his audience's televisions.



"LAS VEGAS HOTEL" for example is in the Official Selection at the  International Film Festival of AGADIR  which will be held between the 11 and 15 November.
A film of Madiana Production directed by Christophe Gros-Dubois With Dominique Lollia, Djedje Apali, Gabin, Clair Jaz, Virgile M'Fouilou, Ludovic Baude, Anne Steffens, Sylvain Charbonneau, Kader Lassina Toure, Senior Puma, Az L'animal, Anne Brücher, Mata Mata, Mounir Margoum, Giovanni Savoia , Christian Mupondo, ...


But Sylvain is also in “FAIS PAS CI FAIS PAS CA” (Season 8 - Episode 5) directed by Laurent TUEL ( Jean -Philippe , La Grande Boucle, ... ) with Isabelle Gélinas and Bruno Salomone (La famille Bouley). This new season will soon be broadcast on France 2.



jeudi 13 novembre 2014

Actu : Sylvain fait son festival.



Le propre du cinéma et de la télé, c'est que l'artiste est beaucoup plus en avance que ses spectateurs, alors que l'on vous parle d'une oeuvre à venir, ce que Sylvain a tourné il y a peu de temps, apparaît sur les toiles ou les téléviseurs de son public.



"LAS VEGAS HOTEL" par exemple est en Sélection officielle au Festival International du Film d'AGADIR qui se tiendra entre le 11 et le 15 novembre.
Un film Madiana Production réalisé par Christophe Gros-Dubois Avec Dominique Lollia, Djedje Apali, Gabin, Clair Jaz, Virgile M'Fouilou, Ludovic Baude, Anne Steffens, Sylvain Charbonneau, Kader Lassina Toure, Senior Puma, Az L'animal, Anne Brücher, Mata Mata, Mounir Margoum, Giovanni Savoia , Christian Mupondo, ...



Mais Sylvain sera aussi dans “FAIS PAS CI FAIS PAS CA” (Saison 8 - épisode 5) réalisé par Laurent TUEL (Jean-Philippe, La grande boucle, ...) aux côtés d’Isabelle Gélinas et Bruno Salomone (La famille Bouley). Cette nouvelle saison sera très prochainement diffusée sur France 2.


mercredi 12 novembre 2014

La post-production dans l'ombre et maintenant sous la lumière des projecteurs.

Un film, c'est un assemblage d'images et de sons synchronisés avec un générique de début et de fin. Pour qu'il soit réussi, il n'existe pas de recette (ça se saurait) et tout devient plus complexe pour obtenir une alchimie. Tient-elle au scénario, aux acteurs, aux techniciens, aux producteurs, à l'air du temps ?
En tant que réalisatrice, je me lance à chaque fois, sans en connaître la réponse.

Tout d'abord, j'ai visionné les rushes de "Plus belle sera la chute", d'après moi, j'en ai gardé les meilleures, elles vont former un puzzle assemblé dans un ordre valorisant le travail de tous afin de raconter une histoire selon ma vision.
Arnaud Pottier et moi avons fait le montage final avec une patience d'ange.
 
La phase de l'étalonnage arrive juste après, qui donne aux images de l'éclat, révélant une couleur plutôt qu'une autre, harmonisées entre elles sans artifice, comme pour un concours de beauté. Je dois ce tour de passe-passe au talent de François Montpellier que je sollicite régulièrement avec bonheur.
Tous droits réservés -
Qui dit film dit musique. "Plus belle sera la chute" ne fait pas exception.
Dans un de mes courts métrages et making off, j'ai utilisé une des chansons de Nathan Symes. Son univers est proche du mien. J'avais donc très envie qu'il compose cette fois-ci une musique originale sur "Un joli conte" dont j'ai écrit les paroles.

Lorsque Nathan m'a fait écouter sa composition, j'ai tout de suite été emballée et je l'ai écoutée plusieurs fois, sans m'en lasser. C'est la cerise sur le gâteau à ajouter aux sons et silences enregistrés sur le tournage.

Cependant il faut monter et mixer ces derniers sans oublier la musique, la chanson. Matthieu Langlet s'en est chargé avec moi. J'ai eu l'occasion d'écouter son travail, à l'aveugle, sans voir les images défilées sur l'écran. Je me suis retrouvée plongée soudain dans une ambiance spécifique comme si j'écoutais la radio et le film s'est déroulé dans ma tête à partir des bruits et des dialogues. C'est un excellent moyen de mesurer la qualité de son travail et l'importance du son dans le film.

Il va falloir bientôt songer à organiser le projection de "Plus belle sera la chute". N'ayez aucune inquiétude, soyez heureux, La B.O. s'y prépare à son rythme.

Espérance


 

The post-production in the shadow and now in the light of the sunlights.

A short is a collection of synchronized pictures and sounds with opening and closing credits. To be successful, it doesn't exist a recipe (people would know about it) and everything becomes more complex for alchemy. Is it due to the script, the actors, technicians, producers, the part of the current climate? As a director, I start every time, without knowing the answer.

At first, I viewed the rushes of "Plus belle sera la chute" (The more beautiful they come), I kept the best of them in my opinion. They will form a puzzle assembled in an order increasing the standing of the work of all to tell a story according to my vision.
Arnaud Pottier and I, with the patience of a saint, made ​​the final cutting.

Phase calibration comes right after that gives pictures of brightness, revealing a color over another, harmonized between them without trick, as for a beauty contest. I owe this conjuring trick by François Montpellier's talent whom I appeal regularly with happiness.
Who said short says music. "Plus belle sera la chute" (The more beautiful they come) is not the exception.
All rights reserved - L. C.
In one of my shorts and making off, I used one of the Nathan Symes's songs. His world is close to mine. This time, I really wanted he composed an original music for "Un joli conte" (A pretty tale) which I wrote the lyrics.
When Nathan made ​​me listen to his composition, I was immediately excited and I listened to it several times without tiring. His musical composition is the icing on the cake to add to the recorded sounds and silences on the shooting.

However, we must carefully regulate the editing, the mixing, the music and the song. Matthieu Langlet was with me in charge of them. I had the opportunity to listen to his work, blindly, not seeing the pictures scrolled on the screen. I found myself suddenly dive into a specific atmosphere as if I was listening to the radio and the short took place in my head from the noise and dialogues. This was an excellent way to measure the quality of his work and the importance of sound in the short.

Soon we will have to organize the screening of "Plus belle sera la chute" (The more beautiful they come). Don't worry, be happy, La B.O. prepares for it at its own pace.

Espérance

jeudi 6 novembre 2014

Quelle caméra pour tourner sur 1 mètre de large ?



Il fallait une caméra légère, maniable, disposant d'une large gamme d'objectifs car pour tourner au 8ème étage d'un échafaudage, il est important que le matériel ne soit pas source de perte de temps ni de danger. De plus pour gagner du temps et limiter les problèmes de raccords liée au montage quand l'arrière plan est si vaste et la lumière changeante, il est impératif de filmer en multi-caméras. Cependant le modèle économique du court métrage rend compliqué ce luxe avec des caméras de type RED de taille adaptée mais à des prix qui engloutissent tout le budget disponible.


Si la VariCam de Panasonic a parfaitement remplie son rôle lors du tournage de "Partie de Poker" d'Espérance Pham Thai Lan, il s'est agi cette fois de trouver une caméra qui réunissait de nombreuses qualités que la Varicam n'avait pas, tout en permettant une captation en qualité HD avec un capteur de qualité.

L'alternative était les boîtiers Canon et c'est celle que nous avons choisie.

Canon a fondamentalement changé la captation pour le court et le long métrage avec la famille des 5D à 7D. Pour Tomboy de Céline Sciamma, il est le meilleur ami du réalisateur qui veut tourner au plus près des acteurs en décors réels.
Chacun des boîtiers a son atout mais le 5D est parfait pour les plans fixes et gros plans tandis que le 7D est plus adapté aux mouvements de caméras. Mais si le B.A.- BA de la captation par un boîtier Canon vous tente, je passe la parole à Pascal Délé. Sinon, pour aller plus loin, Pascal Montjovent est intarissable sur son expérience de chef opérateur avec ce type d'appareils.
La B.O.
Tous droits réservés Espérance Pham Thai Lan

Which camera to shoot on 1 metre wide?


We must have a slight, handy movie camera, having to our disposal a wide range of objectives as to shoot on the 8th floor of a scaffold, it is important that the material is not  a source of wasted time and danger. And then to save time and to reduce problems of intercuts associated with editing when the background is so vast and the changing light, it is imperative to shoot with multi- cameras. However, the economic model of the short makes this luxury complex with cameras like RED appropriately sized but at prices that swallow all the available budget.


If the VariCam of Panasonic has fulfiled its role perfectly during the shooting of Poker hand" directed by Espérance Pham Thai Lan, it was this time to find a movie camera that combined many of the qualities that the Varicam did not have while allowing capture in HD quality with a quality sensor.

The alternative was the Canon bodies and this is what we chose.


Canon has fundamentally changed by picking up for the short and the feature with the family 5D 7D. For Tomboy by Céline Sciamma,  it is the director's best friend who wants to shoot closer to the actors in real settings.

Each of the bodies has its advantage but the 5D is perfect for still shots and close-ups while the 7D is more suited to camera movements. But if the ABC by picking up  with a Canon body tempts you, I hand over to Pascal Délé. Or, to go further, Pascal Montjovent could talk for ever about his experience as cinematographer with this type of equipment.


La B.O.
Tous droits réservés Espérance Pham Thai Lan

dimanche 2 novembre 2014

Plus belle sera la chute jusqu'à la montée des marches à Cannes et d'autres villes... ?

Si la préparation d'un film rappelle celle d'un mariage, où tout doit être organisé en amont, programmé et minuté, le tournage s'en éloigne car l'imprévu arrive souvent sans crier gare.

Les participants sont soudain emportés au milieu d'un tourbillon, suivant dans l'inconnu le maître de ballet qu'est le(la) réalisateur(-trice). Ici sur "Plus belle sera la chute", c'est Espérance Pham Thai Lan qui embarque ses équipes technique et artistique, avec la bénédiction de La B.O..

Espérance veille à rythmer la cérémonie avec le temps qui s'écoule, à observer des rituels comme celui de la régie présente dès la première heure, qui accueille en premier les techniciens avec un petit déjeuner.

Une fois englouti, souvent à la va-vite, chacun se met au travail, le décor se transforme en un clin d'oeil en plateau de tournage : des câbles traînent partout avec des projecteurs et des caméras qui sont installées dans des endroits stratégiques.

Le chef opérateur image maîtrise la lumière, les ombres, il joue avec le cadrage. Son assistant est accroupi pour brancher des projecteurs. A proximité, un de ses pairs teste le micro, faisant jaillir et disparaître des sons dans l'espace tandis que la scripte écrit sur le clap des numéros, celui d'une séquence, d'un plan à la craie...

Les acteurs, (Sylvain Charbonneau et Nathalie Mann) un peu plus chanceux, sont convoqués plus tard sur le plateau. Dès qu'ils arrivent, ils sont pris en charge, ils passent au maquillage, leur visage change d'apparence parfois même leur corps, ils se font ensuite coiffés avant d'endosser leur costumes.

Il arrive que des accessoires leur soient imposés, qu'à cela ne tienne, ils se les approprient tout en récitant du bout des lèvres leur texte. Ils finissent par échanger avec Espérance, glanant des indications pour parfaire leur jeu et font une dernière répétition, histoire de se sentir prêts à se jeter à l'eau sans parvenir à tromper l'inévitable phase de l'attente avant d'être filmés.

Arrive enfin l'instant où tout le monde est prêt et se tient à son poste, à l'endroit où il doit être. Un assistant demande le silence qui chasse tous les bruits au point qu'on pourrait entendre un gobelet en plastique s'envoler.

La voix d'Espérance s'élève : "Moteur !", celles de Benoît et de Clément suivent de près avec des "Ça tourne !", Espérance lance alors "Action !", c'est le coup d'envoi : la magie est déclenchée.

Personne ne se pose la question - "Plus belle sera la chute" jusqu'à la montée des marches à Cannes, Berlin, Venise, Sundance, New York, Los Angeles... ? Non, non, non, on tourne et plus rien d'autre n'existe.

"Plus belle sera la chute" (The more beautiful they come) to the red carpet in Cannes and in other towns...?

If the preparation of a feature reminds someone of a wedding, where everything must be organized prior to the feature, planed and timed down to the last second, the shooting moves away because the unexpected often happens without a warning.

The participants are suddenly swept in the middle of a whirl along, following in the unknown the ballet master(mistress) who is the director. Here on "Plus belle sera la chute" (The more beautiful they come), it is Espérance Pham Thai Lan who gets her artistic and technical teams mixed up, with the blessing of La B.O..

Espérance attends to give rhythm to the ceremony as time goes by, observing rituals like the present studio management at the first hour, which welcomes the technicians first with breakfast.

Once swallowed, often in a rush, each goes to work, the location is transformed in a flash into a film set: cables are lying around every place with projectors and cameras that are put up in strategic locations. 
The director of photography masters light, the shadows, he plays with the composition. His assistant is squatting to plug in projectors. Nearby, one of his peers tests the microphone, making sounds fly and vanishing them in space while the continuity assistant chalks numbers of a sequence, of a plan on the clapper board...

The actors (Sylvain Charbonneau and Nathalie Mann) a little lucky, are invited later to the stage. As soon as they arrive, they are taken charge, they go for the make-up that makes their face look different even their body, then they have their hair done before puting on their costumes.

Sometimes accessories could be imposed, never mind, they appropriate them while reciting their text reluctantly. They end with exchanges with Espérance, gleaning information to improve their acting and make a final rehearsal, just to feel ready to plunge into the water without being able to succeed in deceiving the inevitable passage of waiting before being filmed.

The moment finally comes when everyone is ready and stands at his post, where everybody should be. An assistant director asks the silence that chases away all sounds so that one could hear a plastic cup blowing of.

Espérance's voice rises: "Roll camera!", those of Benoît and Clément followed closely with "Speed!", then Espérance calls out "Action!", this is the kick-off: the magic is triggered.

Nobody asks: "Plus belle sera la chute" (The more beautiful they come) to the red carpet in Cannes, Berlin, Venise, Sundance, New York, Los Angeles? No, no, no, we shoot and nothing else exists.