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mardi 24 février 2015

Mirage, le street art est sur la toile.

Jerry KAN, La B.O.
Jerry Kan
A l'exposition lors de l'avant-première de "Plus belle sera la chute" le 6 février 2015, le travail de Mirage a été exposé à gauche de la salle. 
L'oeuvre qu'il a faite après avoir visionné le film, représente Icare en train de tomber dans un abîme sans fond, soit vers les ténèbres soit vers la lumière, illustrant la chute, mot inclus dans le titre du court métrage. L'oeil suit Icare : on vole dans l'espace entre des nuances de verts mais aussi on navigue entre des eaux car le personnage mythique est encadré par deux boussoles, outils de navigation utilisés comme une référence à un jeu de mots entre les deux personnages principaux du film. 

Mirage n'hésite pas à montrer un autre tableau plus terre à terre et dans des tons très proches, qui représente deux boxeurs, l'un attaquant son adversaire en position défensive. Les deux athlètes portent des gants de boxe aux couleurs orange et vert pâle.
Ce choix est-il dû à la joute verbale entre Jennifer et Gérard de "Plus belle sera la chute" ponctuée par un casque militaire sur lequel est écrit "Born to kill" que Mirage a déposé juste à côté ? 

Plus belle sera la chute - La B.O. - CréaT
Tous droits réservés Mirage
Comme pour adoucir cette lutte entre ces deux sportifs, Mirage montre ensuite un tableau très zen avec un Bouddha et une fleur rose. Serait-ce pour passer le message que la fin de "Plus belle sera la chute" est positive ? Pour en avoir le coeur net, il faudrait le lui demander directement.


Mirage a offert en fin de soirée son tableau (celui avec Icare) à Espérance, qui a été vivement touchée par sa générosité. Pour elle, Mirage n'est pas un mirage, il est bel et bien réel, ils se sont tous les deux rencontrés grâce à Streetbook.
Tous droits réservés - Benoît Pin

mercredi 12 novembre 2014

La post-production dans l'ombre et maintenant sous la lumière des projecteurs.

Un film, c'est un assemblage d'images et de sons synchronisés avec un générique de début et de fin. Pour qu'il soit réussi, il n'existe pas de recette (ça se saurait) et tout devient plus complexe pour obtenir une alchimie. Tient-elle au scénario, aux acteurs, aux techniciens, aux producteurs, à l'air du temps ?
En tant que réalisatrice, je me lance à chaque fois, sans en connaître la réponse.

Tout d'abord, j'ai visionné les rushes de "Plus belle sera la chute", d'après moi, j'en ai gardé les meilleures, elles vont former un puzzle assemblé dans un ordre valorisant le travail de tous afin de raconter une histoire selon ma vision.
Arnaud Pottier et moi avons fait le montage final avec une patience d'ange.
 
La phase de l'étalonnage arrive juste après, qui donne aux images de l'éclat, révélant une couleur plutôt qu'une autre, harmonisées entre elles sans artifice, comme pour un concours de beauté. Je dois ce tour de passe-passe au talent de François Montpellier que je sollicite régulièrement avec bonheur.
Tous droits réservés -
Qui dit film dit musique. "Plus belle sera la chute" ne fait pas exception.
Dans un de mes courts métrages et making off, j'ai utilisé une des chansons de Nathan Symes. Son univers est proche du mien. J'avais donc très envie qu'il compose cette fois-ci une musique originale sur "Un joli conte" dont j'ai écrit les paroles.

Lorsque Nathan m'a fait écouter sa composition, j'ai tout de suite été emballée et je l'ai écoutée plusieurs fois, sans m'en lasser. C'est la cerise sur le gâteau à ajouter aux sons et silences enregistrés sur le tournage.

Cependant il faut monter et mixer ces derniers sans oublier la musique, la chanson. Matthieu Langlet s'en est chargé avec moi. J'ai eu l'occasion d'écouter son travail, à l'aveugle, sans voir les images défilées sur l'écran. Je me suis retrouvée plongée soudain dans une ambiance spécifique comme si j'écoutais la radio et le film s'est déroulé dans ma tête à partir des bruits et des dialogues. C'est un excellent moyen de mesurer la qualité de son travail et l'importance du son dans le film.

Il va falloir bientôt songer à organiser le projection de "Plus belle sera la chute". N'ayez aucune inquiétude, soyez heureux, La B.O. s'y prépare à son rythme.

Espérance


 

The post-production in the shadow and now in the light of the sunlights.

A short is a collection of synchronized pictures and sounds with opening and closing credits. To be successful, it doesn't exist a recipe (people would know about it) and everything becomes more complex for alchemy. Is it due to the script, the actors, technicians, producers, the part of the current climate? As a director, I start every time, without knowing the answer.

At first, I viewed the rushes of "Plus belle sera la chute" (The more beautiful they come), I kept the best of them in my opinion. They will form a puzzle assembled in an order increasing the standing of the work of all to tell a story according to my vision.
Arnaud Pottier and I, with the patience of a saint, made ​​the final cutting.

Phase calibration comes right after that gives pictures of brightness, revealing a color over another, harmonized between them without trick, as for a beauty contest. I owe this conjuring trick by François Montpellier's talent whom I appeal regularly with happiness.
Who said short says music. "Plus belle sera la chute" (The more beautiful they come) is not the exception.
All rights reserved - L. C.
In one of my shorts and making off, I used one of the Nathan Symes's songs. His world is close to mine. This time, I really wanted he composed an original music for "Un joli conte" (A pretty tale) which I wrote the lyrics.
When Nathan made ​​me listen to his composition, I was immediately excited and I listened to it several times without tiring. His musical composition is the icing on the cake to add to the recorded sounds and silences on the shooting.

However, we must carefully regulate the editing, the mixing, the music and the song. Matthieu Langlet was with me in charge of them. I had the opportunity to listen to his work, blindly, not seeing the pictures scrolled on the screen. I found myself suddenly dive into a specific atmosphere as if I was listening to the radio and the short took place in my head from the noise and dialogues. This was an excellent way to measure the quality of his work and the importance of sound in the short.

Soon we will have to organize the screening of "Plus belle sera la chute" (The more beautiful they come). Don't worry, be happy, La B.O. prepares for it at its own pace.

Espérance